« Partout où une dynamique peut se créer, je suis présent. Ce territoire nous allons le développer »
signé : Philippe Tautou
Interview de Philippe Tautou, Maire de Verneuil-sur-Seine
Même s’il relativise son succès aux cantonales « depuis des années, la sensibilité politique du canton est plutôt à droite qu’à gauche », il n’empêche que Philippe Tautou, maire de Verneuil et nouveau conseiller général du canton, dispose aujourd’hui de suffisamment d’atouts pour marquer le canton de son empreinte.
M. Tautou, vous faites d’excellents scores au premier et au second tour. Pensiez- vous être autant soutenu par les Vernoliens ?
Philippe Tautou : Non. J’avais confiance, mais je ne pensais pas être si près de passer au premier tour. C’était une surprise, d’autant qu’il y a eu un taux d’abstention très fort.
Dans ces résultats, comment déduire l’action du maire de l’étiquette UMP ?
Ph.T : Les gens savaient que j’étais affilié à l’UMP. Pour autant je ne pas fait ma campagne municipale avec le sigle UMP. Je suis adhérent UMP, mais 95% de ma liste est constituée de gens sans étiquette. Je n’étais donc pas autorisé à donner une couleur politique à cette liste sous prétexte que je suis membre du parti..
Je crois que l’étiquette politique n’a eu que peu d’influence. Les municipales restent avant tout des élections locales.
Vous reprenez le canton à la gauche, c’est une réelle victoire...
Ph.T : Si on regarde le contexte actuel, il n’est pas favorable à la droite. Le fait d’avoir remporté un canton doit être considéré comme un succès. Cependant, ce canton a une sensibilité politique ancrée depuis longtemps à droite.
Il y a sept ans, l’élection s’est faite en défaveur du candidat de la droite, il a donc été sanctionné. Parmi tous les opposants à ce candidat, il y avait Marie-Hélène Lopez-Jollivet, c’est elle qui a bénéficié du report de voix. Mais depuis des années, la sensibilité politique du canton est plutôt à droite qu’à gauche.
C’est un succès dans la mesure où l’on aurait pu croire que le canton resterait à gauche.
Qu’allez vous faire de plus que votre prédécesseur au poste de conseiller général ?
Ph.T : Un conseil général peut se comparer à une équipe municipale : quand vous êtes dans l’opposition, vous ne pouvez pas apporter votre concours à la réalisation de projets puisque, systématiquement, vous ne pouvez pas voter les budgets. J’ai été dans l’opposition durant six ans. Vous pouvez simplement exprimer des idées, mais vous n’êtes impliqué nulle part, car on ne vous donne pas de moyens. Inversement, dans la majorité vous participez. Non seulement vous allez pouvoir voter les budgets mais vous allez enrichir la réflexion du groupe majoritaire avec vos observations. Et c’est surtout sur les projets nouveaux que vous aurez un rôle important à jouer.
Un exemple : il a été discuté au conseil général du nouveau pont à Achères. On pourrait croire que cela n’intéresse pas le canton, mais cela est directement lié au développement de la boucle de Chanteloup, et en particulier au développement de Triel. Marie-Hélène Lopez-Jollivet n’a pas voulu apporter son soutien à ce projet. Moi qui suis de la même famille politique que Pierre Bédier, je lui ai dit que je soutenais ce projet, et que si j’étais élu, je voterais les crédits.
Dans l’opposition vous ne pouvez pas influer sur l’ordre des choses.
Deuxième exemple : la lutte des centre commerciaux entre Triel et Vernouillet. Je vais avoir l’avantage d’être arbitre. Sur le canton, cet arbitrage va faire en sorte que le projet retenu corresponde au mieux à l’intérêt de l’ensemble des trois villes.
Être conseiller général c’est aussi travailler avec tous les maires afin que dans le canton, on puisse avoir des projets qui correspondent réellement à nos besoins.
(à suivre)
Retrouvez l’intégralité de l’interview de Philippe Tautou dans le numéro des Nouvelles des Deux Rives disponible en librairie du Maupas (Verneuil), Val de Seine (Vernouillet), Histoire de Lire et Châtelaines (Triel).