La Furia, version 2008
vendredi 27 juin 2008.

La Furia du 95

Pour sa 12ème édition, le Furia Sound Festival reprendra ses quartiers sur la bucolique Base de Loisirs de Cergy-Pontoise, les 28 et 29 juin.

Deux jours de festival cette année, contre trois les années précédentes : en effet,les difficultés que connaît le lecteur de la diffusion des musiques actuelles, et notamment les festivals, ne nous ont pas épargnés : il est de plus en plus compliqué de proposer une programmation à la fois originale et qualitative avec l’inflation des cachets artistiques et la concurrence (l’émergence toujours plus croissante des manifestations en plein air) ; pour cette même raison il est de plus en plus ardu de se démarquer et de réunir les foules, surtout sur le territoire francilien où l’offre culturelle est abondante. C’est pourquoi le Furia Sound Festival en 2008, plus que jamais déterminé à exister, a décidé de proposer une programmation variée incluant des exclusivités (Black Rebel Motorcycle Club, Panic At The Disco, Shantel, Stars, The National, RJD2) et d’initier de nouveaux projets (une création et un dispositif de repérage). Et surtout, le festival a pris le parti de réaffirmer son identité originelle et sa vocation initiale : c’est-à-dire le soutien et la diffusion de la scène indépendante et des musiques alternatives.

Une création exclusive : Aaron et l’Orchestre Symphonique de Cergy-Pontoise

2008 voit naître un tout nouveau projet de création annuelle, qui sera le fruit de la collaboration artistique entre le Furia Sound Festival et le Conservatoire à Rayonnement Régional de Cergy-Pontoise. Aaron a répondu favorablement à la proposition du festival, et se produira donc sur scène avec près de 60 instrumentistes, lycéens et étudiants de l’Orchestre Symphonique de Cergy- Pontoise, pour une performance live unique. Cette rencontre a pour objectif majeur de faire tomber les barrières qui séparent deux univers musicaux ayant rarement l’occasion de confronter leurs approches artistiques, et associer le temps d’un concert la sphère des musiques actuelles avec celle de la musique classique.

Une programmation éclectique de qualité L’éclectisme est le mot d’ordre cette année, encore davantage que pour les éditions précédentes, avec une programmation riche en têtes d’affiche nationales et internationales mais aussi en découvertes, où presque toutes les esthétiques musicales se côtoient : le pop-rock (Stereophonics, BB Brunes, Mademoiselle K, The John Butler Trio,...), le hip hop (Keny Arkana, RJD2, Ghostown...), la chansonrock (Cali, Mano Solo, les Wriggles), l’indie-rock (The National, Why ?, Stars...), le dub (Zenzile, Le Peuple de l’Herbe...), le hardcore (Envy, Today Is The Day) etc. Un chapiteau accueillera les concerts des groupes dits underground, créant ainsi un espace chaleureux et davantage propice aux musiques plus pointues. En 2008, le Furia Sound Festival revendique son implantation et son rôle dans le paysage des festivals français, et est prêt à relever de nouveaux défis.

***LE PROGRAMME***

SAMEDI 28 JUIN 2008

THE JOHN BUTLER TRIO (folk rock / AUSTRALIE) Ne pas se fier à la dégaine (barbe, rastas, fringues roots) de cet Australien-là. Se jouant de toute étiquette réductrice, John Butler et ses comparses ont de l’or au bout des doigts, distillant un savant mélange de funk, de reggae et de folk, osant la contestation (dénonçant notamment l’incurie du gouvernement américain à gérer les ravages de l’ouragan Katrina) mais sachant également faire frétiller les hanches. Bien que composée de musiciens virtuoses, la bande ne verse à aucun moment dans la jam autiste, laissant toujours la mélodie guider ses compositions. Aux côtés de Ben Harper et de Jack Johnson, le trio célèbre le retour d’une musique à l’aise dans ses racines, porteuse d’une soif de métissage toute contemporaine. Le groupe réjouit les mélomanes avertis aux quatre coins du globe autour de concerts épiques tournants fréquemment à la grande messe shamanique. Leur nouvel album ( Grand National), triomphe quasiplanétaire, accroche de nouvelles couleurs à leur arc-en-ciel musical, se piquant de jazz et de soul pour un cocktail savoureux à déguster sans modération. >> www.myspace.com/johnbutlertrio

BB BRUNES (pop rock / FRANCE) Et si c’étaient eux, les dignes chefs de file du « teenage rock » parisien ayant éclos dans les caves du Gibus ? Trio de jeunes activistes acquis au rock’n’roll à peine sortis du berceaux, les BB Brunes ont su rallier sous leur bannière un nombre grandissant d’adeptes et font aujourd’hui figure de véritable phénomène (leur premier album, Blonde comme moi, s’est déjà écoulé à plus de 135 000 exemplaires). Avec leurs guitares frondeuses, leurs mélodies convulsives et leurs textes doux-amers cernant avec intensité le quotidien des adolescents des années 2000, « J’écoute les Cramps », « Dismoi  » ou encore « Le Gang » ont pris les allures de véritables hymnes générationnels. Les filles sont à leurs genoux, les garçons fantasment sur leurs guitares. Affichant complet partout où ils posent leurs amplis, les BB Brunes incarnent un renouveau rock dont l’Hexagone peut se sentir fier ! >> www.myspace.com/bbbrunes

MADEMOISELLE K (rock / FRANCE) Personne ne connaissait Katerine Gierak il y en encore trois ans. Aujourd’hui, on se demande encore comment on aurait pu vivre sans cette musicienne acérée au regard dur soigneusement dissimulé sous sa tignasse charbonneuse. Candidate malheureuse au CAPES, elle tourne le dos à un destin tout tracé de professeur pour endosser le perfecto de Mademoiselle K et se jeter à corps perdu dans un rock âpre et sexy. Le public répond massivement présent dès son premier effort ( Ca me vexe), attiré par ses shows incendiaires et ses guitares tranchantes. Assumant sa féminité, Mademoiselle K se complait à alterner orages électriques et plages plus intimistes où elle livre sans fard ses joies et ses tourments. Cette cousine française de PJ Harvey qui semblait tant manquer à notre paysage national viendra nous présenter les tous nouveaux titres d’un second disque qui devrait asseoir un peu plus son statut d’icône en puissance : Jamais La Paix. Tout un programme... >> www.myspace.com/01mademoisellek

CRYSTAL CASTLES (electro punk / CANADA) Avec Crystal Castles, c’est un nouveau tourbillon hype qui s’apprête à déferler sur le public du Furia. Rôdés par des remix trépidants réalisés pour The Klaxons, Liars ou encore Bloc Party, ce duo originaire de Toronto affole depuis plusieurs mois la toile et les clubs les plus branchés avec leur punk électronique qui résonne en un écho sauvage aux productions Kitsune et les installe comme les nouveaux ambassadeurs de la nu-rave. Les Canadiens délivrent un groove synthétique sur lequel s’ébrouent de violentes nappes de claviers compressés et des triturations soniques joyeusement décalées semblant échappées des antiques consoles de jeu 8 bits de notre enfance. Dansante et délurée, la musique de Crystal Castles présente une certaine idée de la pop du nouveau millénaire. Celle qui se pratique en cuir vintage et fait se rencontrer sur la piste les champignons multicolores de Mario Bros et la croix christique de Justice. >> www.myspace.com/crystalcastles

MANO SOLO (chanson rock / FRANCE) Cela fait déjà plus de 15 ans que cet artiste atypique trace sa route solitaire, parsemée d’albums attrape-coeur beaux et tragiques qui ont bouleversé les mélomanes de tous âges. Toujours aussi révolté par les injustices qui se bousculent violemment sur le mur de la réalité contemporaine, Mano Solo n’en a pas pour autant oublié de célébrer la vie avec la sérénité de la force tranquille. Après un Animals très électrique, il a décidé de revenir à un habillage sonore plus feutré, laissant toute sa place à sa voix profonde et touchante. Le qualificatif de « Tom Waits français » n’est pas loin. En plein naufrage annoncé de la crise du disque, il s’est lancé dans l’aventure houleuse de l’autoproduction. Ainsi est née sa nouvelle réalisation : In The Garden. Mano s’est retiré dans son jardin, il a cultivé ses textes poignants, défriché ses mélodies ensorcelantes pour nous présenter les plus beaux produits ayant poussé sur son sol fertile. L’assurance de passer un moment inoubliable en compagnie de ce poète écorché vif. >> www.manosolo.net

HIGH TONE (dub / FRANCE) Incontestable pilier de la scène dub nationale aux côtés de Zenzile et de Dub Incorporation, les cinq Lyonnais de High Tone ne cessent de maintenir l’intérêt après dix ans d’activisme. Artistes complets doublés d’alchimistes zélés, ces artisans du son moite et tribal accomplissent l’exploit de renouveler sans cesse le genre tout en restant farouchement fidèles à leurs racines roots bien ancrées en terre. Leur dernière livraison ( Underground Wobble) poursuit encore un peu plus leur course vers un métissage aussi savant que mélodique. Les guitares acérées se mêlent aux ambiances orientalistes en forme d’invitation au voyage, les scratches humides répondent aux samples baveux tandis qu’une rythmique trépidante emprunte à l’électro en se jouant des étiquettes (trip-hop, jungle, breakbeat) pour mieux faire piaffer du jarret les foules consentantes. >> www.hightone.org

ETHS (metal / FRANCE) Aucun adepte du décibel n’ignore le nom d’Eths, synonyme de riffs surpuissants, d’hymnes métalliques sulfureux et de lyrisme sombre transcendé par le charisme vénéneux de Candice, redoutable chanteuse maniant aussi bien la caresse que le fouet. Issu du collectif Coriace (Tripod, Babylon Pression, Fis(ch)er) qui dynamise la scène métal marseillaise depuis la fin des années 90, le groupe se taille une réputation des plus flatteuses avec ses premiers maxi avant de connaître un succès incontestable à la sortie de son premier album ( Soma, vendu à plus de 25 000 exemplaires). Le combo trône sur les couvertures de la presse spécialisée tandis que d’incessantes tournées lui ont édifié une réputation scénique à toute épreuve. Persévérant sur sa lancée avec un second opus incandescent ( Tétralogie), Eths est un précipité dévastateur de ce que la scène métal hexagonale peut offrir de meilleur. >> www.myspace.com/eths

ZENZILE (dub / FRANCE) Ceux qui aiment ranger les groupes dans des petites boîtes hermétiques vont encore suer à grosses gouttes. Il est plus que temps de décoller l’étiquette « grands manitous du dub » que l’on avait un peu trop rapidement apposé sur Zenzile. Le groupe prenait déjà son petit monde à contre-pied en avouant ses penchants électro lors de Sounds Systems ravageurs avant de réaliser Metà Metà, un EP lorgnant farouchement vers le hip-hop. Leur dernière réalisation ( Living In Monochrome) se targue d’une humeur très rock : les guitares tout en crocs dehors alliées à un funk blanc échevelé viennent chasser sur les terres post-punk de Gang Of Four et des Talking Heads, tandis que les basses granuleuses évoquent Joy Division ou Bauhaus gonflés aux amphets. Incroyablement revigorée par ces incursions hybrides, la machine du quintet angevin reste d’une efficacité à toute épreuve dès qu’il s’agit de prendre le contrôle des chevilles les plus réfractaires. >> www.myspace.com/zenzile

COMING SOON (indie folk / FRANCE) Ils sont jeunes, beaux, français, effrontément doués... mais ne sont pas parisiens, et dédaignent le garage rock. Les sept musiciens de Coming Soon viennent d’Annecy, et sans doute le fait de vivre près des montagnes les a habitués à tutoyer les sommets. Même si sur leur premier album ( New Grids), on les verrait bien surfer sur d’autres cimes : celles d’un country-folk champêtre, d’une pop lo-fi chorale et d’un rock rustique fichtrement bien troussé. Leurs compositions denses d’une incroyable maturité planent du côté des Moldy Peaches, de Herman Düne ou de The Coral. Leurs guitares gracieuses ainsi que leurs mélodies jetées à fleur de peau prouvent qu’ils n’ont absolument rien à envier à leurs homologues américains ou canadiens. >> www.myspace.com/starsoon

SHANTEL & BUCOVINA CLUB ORKESTAR (electro pop balkanique / ALLEMAGNE) Marre d’user vos semelles sur les mêmes boucles électro ? Aucun problème, ce truculent collectif se fait une joie d’insuffler un vent d’originalité qui commençait à sérieusement manquer sur nos dancefloors. Bien que son passeport nous indique qu’il vient du pays de Kraftwerk, Shantel, DJ et globe-trotter invétéré, garde les yeux rivés sur les Balkans. Entouré du Bucovina Club Orkestar, gang improbable composé de 8 activistes postés aux accordéons, trompettes, saxophones, violons, basses, synthés, il célèbre une rencontre inédite entre le monde pailleté du clubbing et les climats colorés et ensoleillés de la musique traditionnelle du sud-est de l’Europe. A mille lieues de la machinerie kitch qu’on aurait pu craindre, le résultat, espèce de disco-pop folklorique échappant à tout formatage marketé, surprend autant par son efficacité que par sa fraîcheur. Numéro un en Turquie et très prisé de la Grèce au Japon, cette sensation insolite pose aujourd’hui ses machines chez nous pour nous convertir à ses rythmes festifs et endiablés. >> www.myspace.com/shantelbucovinacluborkestar

LE PEUPLE DE L’HERBE (dub / FRANCE) Les aficionados de scansions électro endiablées et ceux dont le corps ne peut résister à l’appel des BPM se rueront sans doute sur le concert du Peuple de l’Herbe. Comme on les comprend... Avec plus de dix ans d’activisme forcené au compteur, le combo reste constamment sur la brèche, en perpétuelle évolution. Ayant recomposé ses troupes en 2005, le collectif lyonnais s’est doté d’un arsenal capable d’embraser les foules les plus frigides avec son dernier opus en forme de concept-album inspiré d’un livre du célèbre auteur de science-fiction Philip K. Dick. Posté aux platines et à la basse, Spagg multiplie les séances de groove effréné, soutenu par le chant explosif de JC 001, tandis que leurs sbires creusent un dialogue intense entre dub, hip-hop et instruments live, slalomant entre atmosphères dark et récréations plus enjouées. Aussi engagé que festif, le groupe revient au meilleur de sa forme. Là où le peuple passe, l’herbe repousse. Plus verte, plus drue. >> www.myspace.com/lepeuple

BLACK REBEL MOTORCYCLE CLUB (indie rock / ETATS-UNIS) Issu, tout comme The Warlocks, de la confrérie d’allumés notoires du Brian Jonestown Massacre (épinglée dans le rockumentaire culte Dig !), Black Rebel Motorcycle Club délivre un rock crasseux et urbain qui fleure bon l’asphalte, les tessons d’alcool frelaté et la gueule de bois du petit matin. Aussi à l’aise quand elle se coule dans d’intenses gerbes de larsen incantatoire que lorsqu’elle ondule dans des exercices plus feutrés au carrefour du folk et de la country, la musique du trio de Los Angeles constitue un hybride des plus addictifs entre shoegaze narcotique et garage élimé, livrant des mélodies qui ne cessent de hanter les amateurs exigeants de binaire corrosif. Celui qui se joue en cuir vintage, les shades rivées sur le nez, le pur, le vrai. Un rendez-vous incontournable ! >> www.myspace.com/blackrebelmotorcycleclub

STARS (pop rock / CANADA) La fourmillante scène indie rock canadienne (Arcade Fire, Broken Social Scene, Black Mountain, The Besnard Lakes) couve encore bien des trésors en son sein. Ces cinq Montréalais n’ont pas encore eu l’honneur de voir leur nom étalé en gros caractères sur les couvertures des magazines musicaux, mais on gage qu’il devrait scintiller dans nos constellations dans un avenir pas si lointain. Et pour cause, leur discographie (quatre albums) regorge de pépites pop célestes sur lesquelles les voix d’Amy Millan et de Torquil Campbell convolent en justes noces. A l’heure de la musique jetable et préformatée, ils osent le romantisme sans sonner mièvres, ils en appellent à la mélancolie sans verser dans le pathos indigeste. Une découverte à côté de laquelle il ne faut absolument pas passer. >>www.myspace.com/stars

SHERKAN (metal / FRANCE) La terre va gronder, le sol se fissurer et le ciel tonner pour ceux qui ne résistent pas à l’appel d’un ampli poussé à 11. Et pour cause, on assiste au retour tonitruant de Sherkan ! Formé en 1998 dans le Val d’Oise, le groupe s’offre un avenir prometteur avec son premier album ( Inner, 2001) et s’impose alors comme l’un des fleurons du néo-métal hexagonal, une scène qui est à l’époque en pleine ébullition. Il connaît malheureusement quelques déboires et se voit contraint à un repos forcé, chacun de ses membres collaborant sur d’autres projets. Revenu l’année dernière avec un second opus qu’on n’osait plus attendre ( Wings), Sherkan démontre avec vigueur que son demi coma n’a pas eu raison de sa détermination. Mieux, il s’est encore bonifié avec le temps. Ses guitares n’ont jamais été aussi enragées, ses morceaux si décapants. On citera la puissance dreadlockée d’un Korn, la fantaisie épicée d’un System Of A Down, la folie débridée d’un Mr. Bungle pour décrire ce style parvenu à maturité, mais en réalité, personne ne sonne comme eux. >> www.myspace.com/sherkanband

THE NATIONAL (indie rock / ETATS-UNIS) Vous aimez les ambiances feutrées, les mélodies ouatées, la pop pas racoleuse ? Alors ruez vous sur The National ! Originaire de Cincinnati et désormais basé à Brooklyn (New-York), le quintet a longuement mais sûrement mûri son pop-folk aguicheur transcendé par la voix profonde et veloutée de Matt Berninger, nourri de cordes jamais pompeuses où l’émotion pointe souvent le bout de son museau. Le groupe décroche la timbale avec son quatrième disque ( Alligator) qui se voit encensé par la critique et récolte une pluie de récompenses Outre-Atlantique. Avec son dernier-né sorti l’année dernière ( The Boxer), il prouve qu’il n’est pas une sensation indie promise sans lendemain en creusant encore un peu plus sa différence, proposant une musique dense et raffinée qui n’épuise pas ses charmes après la première écoute. Preuve ultime de bon goût, la formation compte Bruce Springsteen parmi ses fans les plus ardents. Le Boss a toujours raison. >> www.myspace.com/thenational

PILOT (indie rock / FRANCE) La musique de Pilot évoque une capsule spatiale faite de bric et de broc : en bons appariteurs zélés, Antoine et Victor truffent le cockpit de batteries hirsutes, de guitares nerveuses et de sons non identifiés sur les radars de notre galaxie tandis que dans la cabine, Alex Catrine s’improvise commandant de bord, armée d’une voix élastique jamais avare d’un looping kamikaze. D’une vitalité sans bornes, la machine cahote, s’ébranle et s’envole en se jouant des lois de la gravité, affolant les télescopes des quelques chanceux qui ont pu poser les oreilles sur leurs premières démos. Avec ses titres aussi ludiques qu’efficaces, cette révélation Alternativ’ 2008 va vous faire voyager dans des contrées inconnues ! >> www.myspace.com/00pilot

WHY ? (indie folk / ETATS-UNIS) Les trois jeunes gens mal peignés de Why ? ont l’assurance insultante du premier de la classe qui a tout compris à la leçon. Digérant 30 ans d’explorations musicales avec la vitesse de la génération Myspace, ce groupe truculent marche sur les illustres traces de Pavement dans la catégorie bricolos indie capables de jeter plusieurs idées aussi foutraques que lumineuses dans un seul et même morceau. Pratiquant un rock arty adepte du grand écart entre saillies hip-hop déphasées et concassages new-wave pour nerds monomaniaques, Why ? épingle de sa plume caustique et grinçante les tracas adolescents. Vif, acéré, érudit, ce réjouissant trio n’a que des bonnes réponses à apporter. Autant se jeter sur eux sans se poser de question. >> www.myspace.com/whyanticon

THE MANTIS (garage psychédélique / FRANCE) Le rock’n’roll est un monstre vorace qui se nourrit constamment de sang frais pour demeurer éternellement jeune. Avec The Mantis, il s’apprête à rentrer ses canines dans la tendre chair d’un duo joyeusement déglingué formé par deux adolescents perturbés âgés d’à peine 17 ans. Voilà près de cinq ans que Santi et Emi usinent depuis leur Batcave un rock atomisé où le pyschobilly hirsute des Cramps entre en collision avec un surf d’outre-tombe émaillé d’échardes garage rock. Armés de textes où s’entrecroisent français, anglais, espagnol et chinois, la paire ose reprendre le débat là où les Who l’avaient amorcé plus de quarante ans auparavant. Leur cinglant « Where Are You My Generation », véritable tube en puissance, a déjà embrasé les murs des clubs de la capitale. Leur prochaine victime : le public du Furia Sound Festival. >> www.myspace.com/themantisband

DIMANCHE 29 JUIN 2008

CALI (chanson rock / FRANCE) On l’a trop rapidement rangé sous l’étiquette « nouvelle scène française ». Qu’importe, Caliciuri a emprunté ses propres chemins de traverse, embrassant aussi bien le noble héritage de la chanson française que la fièvre contagieuse du rock anglo-saxon. Tendre, écorché vif, émouvant, déroutant, les adjectifs contradictoires ne manquent pas pour décrire cette graine de môme turbulent enfermée dans un corps d’adulte. Après deux albums où il livrait sans fard ses bonheurs et ses souffrances intimes, Cali a décidé d’ouvrir sa porte et de jeter un regard sur le monde actuel à l’heure d’un troisième opus très attendu. Un monde dont les injustices le bouleversent et qu’il veut bleu comme ses yeux azurés. Epaulé par Mathias Malzieu (Dionysos), il a une nouvelle fois accouché de mélodies qui ne manqueront pas de se poser sur les lèvres de tout un chacun. Bonne nouvelle : en plus d’être un artiste doué, l’homme est également une véritable bête de scène dont la réputation n’est plus à faire, n’économisant ni sa sueur ni son énergie pour combler le public. >> www.myspace.com/brunocali

AARON (pop rock / FRANCE) & l’Orchestre Symphonique du Conservatoire de Cergy-Pontoise On pensait la France condamnée à se faire remarquer sur la scène internationale par l’unique biais de son indéboulonnable french touch. C’est oublier qu’elle renferme également quelques trésors mélodiques dans son giron, et notamment Aaron, certainement la grande révélation pop de ces dernières années que l’on nous envie hors de nos frontières. Duo magique composé de Simon Buret (chanteur / auteur / compositeur) et d’Olivier Coursier (compositeur / arrangeur), Aaron n’est envisagé au moment de sa formation que comme un simple side project, partagé entre la carrière d’acteur de Simon et le poste de guitariste qu’occupe Olivier au sens de Mass Hysteria. Mais les deux compères se prennent de plus en plus d’affection pour leur création au point de lui accorder toute l’attention qu’elle mérite. Un succès tonitruant frappe bien vite à leur porte avec le triomphe de leur morceau, « U-Turn (Lili) », composé pour la bande originale du film Je vais bien, ne t’en fais pas. De nombreux marins égarés s’échouent sur leur album Artificial Animals Riding On Neverland (certifié double disque d’or), enivrés par leurs chansons naviguant entre mélancolie et romantisme suave. On les rapproche de Coldplay ou d’Archive, sans que jamais la comparaison ne tourne en leur défaveur. Aaron nous offre aujourd’hui une performance exceptionnelle en compagnie de l’orchestre symphonique de Cergy-Pontoise, célébrant la rencontre entre musique classique et pop contemporaine. Un rendez-vous à ne manquer sous aucun prétexte ! >> www.myspace.com/aaronrecordings

STEREOPHONICS (pop rock / ROYAUME-UNI) Plus d’une décennie après le triomphe de Words Get Around qui avait vu le trio gallois opérer une percée magistrale sur la scène rock mondiale (rappelez-vous « Local Boy In The Photograph », « A Thousand Trees », « Traffic »), on apprécie avec autant d’ardeur leur pop-rock ciselé, leurs refrains entêtants et la voix éraillée absolument irrésistible de Kelly Jones. Chacun de leurs albums est fiévreusement attendu par une très grande communauté de fans et leurs tournées affichent complet dans tous les stades du globe. Sans squatter les rubriques faits divers de la presse à scandale (inconcevable de nos jours dans le petit univers des rock stars !), le groupe a durablement marqué l’inconscient musical de toute une génération par la seule force de son talent. Plus qu’un simple concert, un show des Stereophonics est une authentique collection de tubes fédérateurs. >> www.myspace.com/stereophonics

PANIC AT THE DISCO (rock / ETATS-UNIS) Originaires de Las Vegas, tout comme The Killers, les quatre jeunes trublions de Panic At The Disco affolèrent dès leurs débuts les charts américains avec leur pop-rock sautillant et mélodique qui s’afficha en rotation lourde sur MTV ( A Fever You Can’t Sold Out s’est écoulé à plus de deux millions d’exemplaires). Plutôt que de capitaliser paresseusement sur leur succès, ils ont choisi, à l’heure du toujours difficile second album, de mener des séjours prolongés dans la collection de disques de leurs parents. Envoûtés par la richesse des manifestes pop sixties (Beatles, Beach Boys, Zombies), les musiciens se sont livrés à un véritable travail d’orfèvre, embellissant leurs compositions frétillantes d’élans psychédéliques, de cordes, de cuivres, poussant la maniaquerie jusqu’à mixer le disque au mythique studio d’Abbey Road. A l’arrivée, Panic At The Disco prouve qu’avec le talent on peut s’inspirer du passé sans sonner passéiste >> www.myspace.com/panicatthedisco

KENY ARKANA (hip hop / FRANCE) Un tempérament bouillonnant frémit dans ce petit bout de femme d’origine argentine. A 13 ans, Keny Arkana rappe ses premiers textes dans les MJC de son quartier et fait vite grimper sa côte dans le milieu du hip-hop marseillais. Ses rimes engagées et son énergie fébrile au service d’une prose brutale pour décrire une réalité sociale qui ne l’est pas moins lui valent des compliments flatteurs. Des pointures comme IAM ou Psy 4 De La Rime se l’arrachent. Très attendu, son premier album, Entre Ciment Et Belle Etoile, durement marqué par les émeutes dans les banlieues en 2005, l’intronise comme la nouvelle révélation du rap conjugué au féminin, et la verra nominée pour le prix Constantin en 2007. Keny revient aujourd’hui avec un 9 titres ( Désobéissance) brocardant les affres de la mondialisation effrénée mais sans jamais oublier de porter un regard plein d’espoir vers un avenir qu’elle espère moins sombre. >> www.myspace.com/kenyarkana

LES WRIGGLES (chanson / FRANCE) Véritable poil à gratter salutaire au sein d’une chanson française parfois bien nombriliste, Les Wriggles est une formation entretenant un style singulier qui défie toute description hâtive. Négligeant les signes extérieurs de richesse (un chant polyphonique allié à une simple guitare, rien de plus, rien de moins) et autres effets bling-bling, cette sympathique bande de joyeux drilles nous régale de ses textes drôles, tendres, mélancoliques et surréalistes pour brosser le portrait d’un monde contemporain avec un subtile mélange de fantaisie et de poésie, sans oublier une légère pointe d’acidité perlant au détour de quelques rimes. C’est sur scène que la musique des Wriggles prend véritablement son sens tout au long de concerts relevant aussi bien de la collection de sketches cocasses que du happening facétieux. Evoluant désormais en trio, ils ont certes restreint leur troupe, mais aucunement entamé leur talent. >> www.myspace.com/leswrigglesofficiel

FANCY (rock psychédélique / FRANCE) Attention phénomène ! Ils ont nommé sans sourciller leur premier album Kings Of The World, et on se demande encore si c’est du second degré à l’écoute de leurs titres ravageurs. Qu’on remise au placard la panoplie Converse-mèche rebelle-jeans cigarette, les Fancy ne versent pas dans le revival opportuniste. Plutôt que de suivre les modes, ils préfèrent, et de loin, les amorcer, avec une attitude facétieuse, un charisme vorace et des mélodies imparables décochées au ras des paillettes au service d’un rock glam et survitaminé, doré sur tranche. Propulsé par la voix hystérique de Jessie Chaton et une section rythmique tendue comme un lance-pierre, le trio de chic et de choc a de nombreuses fois enflammé les planches qu’il a partagées au côté de groupes aussi divers et illustres que The Bellrays, The Rapture, Wolfmother, Daft Punk, 2 Many DJ’s ou encore les mythiques MC5. Une machine que rien ne semble pouvoir arrêter. Vous êtes prévenus ! >> www.myspace.com/welovefancy

COHEED AND CAMBRIA (rock alternatif / ETATS-UNIS) Malgré quatre albums studio et deux disques live fort remarqués outreatlantique, le nom de Coheed And Cambria reste relativement inconnu par chez nous. Il est plus que temps de réparer cette injustice ! Voici plus d’une décennie que ce quatuor new-yorkais revigore la scène métal au moyen d’un rock progressif audacieux décliné sous forme de concept albums mystiques. Aussi bien influencés par le hard rock classique de Led Zeppelin et de Thin Lizzy, les morceaux de bravoure de Queen ou de Pink Floyd que les cavalcades héroïques de Rush, ces musiciens hors pair ne reculent devant aucune audace pour subjuguer leur public. Leurs grandes ruades de riffs victorieux, leurs envolées instrumentales épiques, leur lyrisme mélodique sauront rallier sous leur drapeau de nouveaux adeptes. >> www.myspace.com/coheedandcambria

TODAY IS THE DAY (metal noise / ETATS-UNIS) Today Is The Day est un commando d’équarrisseurs du riff ne connaissant ni la compassion ni la pitié. Leurs guitares mitraillent comme une rangée de kalashnikovs poussées à plein régime, la batterie aligne l’auditeur innocent sur le poteau d’exécution pour une mise à mort sans sommation tandis qu’un déferlement de hurlements rauques se charge d’achever les plus téméraires. Sûr que ce métal hardcore brutal à l’esthétique dérangeante (exaltation des armes à feu,prédilection pour les histoires glauques de serial killers) mâtiné de pulsions gothiques n’est pas à mettre entre toutes les oreilles ! Il y a dans le feu nourri de ces Américains enragés originaires de Nashville(Tennessee) comme une odeur de souffre et de sang. Si les fans de Pierre Bachelet risquent de prendre leurs jambes à leur cou dès que ces terroristes du décibel assiègeront la scène, il est fort à parier que les amateurs de sensations fortes devraient, eux, être plus que servis. >> www.myspace.com/todayistheday

RJD2 (hip hop / ETATS-UNIS) Architecte virtuose du son électronique, Ramble John Krohn a imposé son patronyme starwarsien dans les clubs et les festivals du monde entier en 2002 avec le grandiose Deadringer. DJ Shadow et Prefuse 73 trouvaient là un nouveau camarade de jeu, capable de révolutionner le beat en réconciliant boule à facettes et explorations soniques aventureuses. Depuis, le gaillard n’a pas chômé, produisant les disques de son groupe Soul Position And Aceyalone, collaborant à la bande-son de jeux vidéo, accumulant les remix,tout en alignant de nouveaux albums tout aussi remarquables et remarqués. Ce trentenaire originaire de Philadelphie revient aujourd’hui sur le devant de la scène avec The Third Hand. Quel qualificatif sied le mieux à cet alchimiste du XXIème siècle ? Artisan prodigieux du hip-hop instrumental ? Sorcier du sampler ? Magicien des algorithmes ? Et si la force de RJD2 était d’être tout cela à la fois ? >> www.myspace.com/rjd2

COMETS ON FIRE (indie rock / ETATS-UNIS) A en croire leurs cheveux longs, leurs barbes et leurs chemises dépareillées, on jurerait que ces américains versent dans le revival hippie. Et pourtant, dès qu’ils branchent l’électricité, les Comets On Fire déclenchent un grand fracas noisy enseveli sous des guitares crocheteuses et enrouées, une rythmique lourde et tribale et des bidouillages électro assassins. Une énergie létale qui n’est pas sans rappeler le high volume rock cinglant de Blue Cheer qui fossoya la mouvance flower power quarante ans auparavant. Ce quintet naviguant entre San Francisco et Oakland est le dangereux pourvoyeur d’un binaire grumeleux d’une rare intensité à côté duquel les expérimentations les plus extrêmes de Sonic Youth passent pour de gentilles productions lisses et aseptisées. Abrasive et paradoxalement gracieuse, la musique des Comets On Fire célèbre la poésie des décibels et du larsen en une grande transe libératrice >> www.myspace.com/cometsonfirerockinblues

LES COWBOYS FRINGANTS (folk rock / CANADA) La mondialisation a aussi du bon. Elle aura permis au public hexagonal de mettre la main sur les délicieux albums de ce quintet canadien formé en 1995 et de lui réserver un accueil mémorable lors de sa première venue sur le sol parisien neuf ans plus tard dans un Elysée Montmartre bondé. Depuis, l’histoire d’amour n’a jamais cessé, les Français étant friands de leur folk mâtiné d’accents country idéalement agrémenté par les talents poly-instrumentalistes de Marie-Annick Lépine (violon, mandoline, piano, flûte, accordéon) et des textes accrochant des bouts de ciel bleu dans notre gris béton quotidien. Ce qui fonctionne sur disque se reproduit sur scène, un concert des Cowboys Fringants prenant l’allure d’une fête chaleureuse que l’on partage entre amis. Une invitation irrésistible qu’il est impossible de refuser ! >> www.myspace.com/cowboysfringants

ENVY (post-hardcore / JAPON) Le Japon, l’autre pays du rock’n’roll. L’année dernière, le public de Cergy-Pontoise a pu assister à un concert cataclysmique des légendaires Guitar Wolf. Cette année, le tsunami a pour nom Envy. Quintet surgi des entrailles de Tokyo voici douze ans, Envy est une formation hardcore à l’énergie décapante, ne reculant devant aucune audace ni expérimentation pour pousser le genre dans ses derniers retranchements. Cultivant une puissance de feu peu commune et un style hors-norme, le groupe s’est rapidement fait remarquer par delà les frontières de l’archipel nippon, tournant aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis aux côtés de ténors du genre tels qu’Isis, Converge ou Hot Cross. Préparez vos chevilles, astiquez vos mollets, des séances de pogos frénétiques sont à prévoir... >> www.myspace.com/officialenvy

THE HEAVY (rock soul / ROYAUME-UNI) Combo anglais originaire de Bath, The Heavy est piloté par Swaby (chant, production) et Taylor (basse), deux amis d’enfance biberonnés au reggae, funk et hip-hop. Ensemble, les deux compères bricolent du rythm’n’blues vintage sur un antique Atari et un simple quatre pistes. Consolidée avec l’arrivée de nouveaux musiciens, leur musique s’est considérablement enrichie, affichant un éclectisme des plus sauvages. A l’aise sur tous les terrains, le groupe dégoupille d’authentiques bombes calibrées où se croisent blues-soul chauffé à blanc, guitares grésillantes et intraitables, cuivres tonnants échappés de la mythique époque de Stax, ambiances acoustiques et groove irrésistible issu du hip-hop le plus venimeux. Ajoutant à cela un chant capable d’évoquer le timbre onctueux des soulmen de la grande époque pour partir dans des feulements jaggerriens sur le morceau suivant, et on obtient la promesse d’un concert ravageur. The Heavy, définitivement du lourd... >> www.myspace.com/theheavy73

KAOLIN (pop rock / FRANCE) Sur la pochette de Mélanger les couleurs on les voit allongés dans l’herbe, humant avec délice une douce brise printanière. Rien ne nous interdit d’en faire de même pour apprécier pleinement les titres nonchalants de ce quatuor originaire de Montluçon. Kaolin propose une pop fraîche et lumineuse, délicate et céleste qui s’écoute un sourire rêveur rivé aux lèvres. Chez eux, pas besoin de faire pleuvoir une pluie de décibels pour convaincre ou de multiplier les poses racoleuses pour contenter son monde. Le groupe trace son chemin avec une sérénité à peine ébranlée par le succès aussi réjouissant qu’inattendu de leur tube « Partons Vite ». Revendiquant l’influence de songwriters légendaires (Manset, Bob Dylan, Neil Young) mais sachant également apprécier ce que l’indie-rock anglo-saxon a produit de meilleur (Pixies, Pavement, Grandaddy), Kaolin apporte avec lui un vent de poésie qui saura donner au ciel de Cergy-Pontoise des teintes bleu pastel. >> www.myspace.com/kaolinmusic

GHOSTOWN (hip hop / FRANCE) Ghostown est un formidable un shaker musical qui brasse, mélange et mixe avec virtuosité les ingrédients les plus variés pour rebalancer sa grisante mixture sur l’auditeur abasourdi mais ravi. Maître d’oeuvre du festin : Rael, prodige d’origine écossaise, converti à l’éclectisme musical par une enfance rythmée par les musiques tzigane, klezmer et folk de l’Europe de l’est qu’écoutait sa mère. Autant inspiré par le rock le plus aventureux (Brian Eno, The Talking Heads, The B-52’s) que par l’art du beat cadencé qu’il pratique dès son plus jeune âge, le bonhomme s’installe en France en 2003 où, avec le renfort massif de deux compères frenchies postés à la guitare et aux platines, il fourbit une musique sur laquelle se télescopent scratches grinçants, nu-jazz, breakbeat, nappes planantes, textes joyeusement décalés et un flow qui n’est pas sans rappeler Buck 65. Promis à un futur rayonnant, Ghostown fait rimer groove trépidant avec la plus insolente intelligence. >> www.myspace.com/raelsghostown

AQME (rock metal / FRANCE) Les mauvaises langues leur prédisaient des lendemains qui ne chanteraient pas. Pas de chances pour elles, Aqme a prouvé qu’il pouvait grandir en dehors de la mouvance « néometal » qui l’a vu naître et s’est taillé à la force du riff une place des plus envieuses sur une scène métal hexagonale pourtant bien fournie. Fraîchement sorti dans les bacs, leur quatrième opus ( Hérésie) est un implacable condensé de ce qu’ils savent faire de meilleur : un rock viscéral servi par des guitares sanguinaires, une batterie martiale et des textes incandescents. Autant d’éléments nourrissant un brasier qui ne demande qu’à s’animer sur scène. Le groupe a déjà électrisé le public du Furia Sound Festival à de nombreuses reprises, et compte bien en faire de même cette année ! >> www.myspace.com/aqme

ORIGINES CONTROLEES (world engagée / FRANCE) Après avoir ouvert il y a deux ans une fort jolie parenthèse solo, Mouss et Hakim (anciens Zebda) reviennent aujourd’hui sous la bannière du collectif Origines Contrôlées, poursuivant avec ce nouveau projet leur célébration du métissage musical et culturel. Accompagnés par sept musiciens, le duo toulousain revisite le répertoire des chants berbères de Kabylie s’étalant des années 40 aux années 70, époque où des chanteurs et des poètes tels que Cheikh el Hasnaoui ou Slimane Azem réchauffaient les coeurs des ouvriers émigrés venus travailler en France avec leurs mélodies douces-amères contant la nostalgie de la terre natale, les affres de l’exil et les dures conditions de leur quotidien. Les poings fermés mais le coeur ouvert vers un futur qu’elle veut plus radieux, la formation exhume tout un pan méconnu de notre patrimoine musical avec ces refrains poignants et envoûtants qui restent encore d’une brûlante actualité dans la France du XXIème siècle. >> www.myspace.com/originescontrolees

TARIFS

Billet à la journée : 26 euros /pass 2 jours : 39 euros achetez votre billet moins chère uniquement sur le site officiel du festival ou sur www.digtick.com et imprimez-le à domicile. www.furia.tm.fr www.myspace.com/furiasoundfestival TEL. : 01 34 20 02 02

Tarifs sur place : Pass 2 jours (65 euros) ; billet Jour (40 euro

Informations fournis par : .
 
Le furia fest festival
 

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